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CEA 2021

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L'édition 2021 de la Conférence économique africaine, organisée conjointement par la Banque africaine de développement, la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement, se tiendra, du 2 au 4 décembre prochains à Cabo Verde, sur le thème suivant : « Financer le développement de l'Afrique après la pandémie de Covid-19 ».

La Conférence réunira notamment des décideurs politiques, des chercheurs, des représentants du secteur privé, d’institutions financières et des banques ainsi que des praticiens du développement afin d'examiner les moyens d'élargir durablement les sources de financement du développement de l'Afrique. Ces différentes sources doivent être explorées pour trouver des solutions innovantes permettant d’éviter que l'Afrique ne sorte de la crise du Covid-19 en ayant perdu les retombées de plus d'une décennie d'efforts réalisés pour renforcer son économie et son capital humain.

La crise sanitaire a aggravé le déficit des finances publiques en Afrique, rendu la dette insoutenable et affaibli les investissements directs étrangers. Il n'y a pas de meilleur moment pour inviter toutes ces parties prenantes à mener des analyses, à s'inspirer des meilleures pratiques des pays africains et d'ailleurs. Le moment est également propice pour formuler des recommandations politiques sur la manière de repenser le modèle de financement du développement de l'Afrique en vue de réaliser les Objectifs de développement durable des Nations unies et ceux visés par l'Agenda 2063 de l’Union africaine.

Les organisateurs de la Conférence convergent sur le fait qu’il est important d'explorer la dimension financière du développement, fondamentale pour aborder tous les autres impacts socioéconomiques du Covid‑19.

La Conférence 2021 permettra d'approfondir la réflexion sur les institutions et le système financier pour assurer une mise en œuvre efficace de la mobilisation des ressources nationales, améliorer les réponses réglementaires aux sources de financement émergentes et innovantes, y compris les marchés financiers internationaux, et le financement numérique. Elle donnera l’occasion de se pencher sur l’amélioration de la transparence du système financier mondial en renforçant la réglementation et la surveillance des marchés financiers sous-réglementés et en réduisant les risques systémiques des systèmes bancaires et parallèles. Il sera question de la manière dont le continent africain peut aborder la question de la viabilité de la dette dans le financement de son développement et, par conséquent, la manière dont l'Afrique peut se développer durablement en s'affranchissant du fardeau de la dette.

L'Afrique ne pourra pas combler l'important déficit de financement, préalable à la réalisation des Objectifs de développement durable, et estimé à 200 milliards de dollars par an, avec le niveau actuel de recettes publiques et d'aide au développement. Il faudrait élargir les assiettes fiscales pour accroître la capacité de financement des politiques publiques avec des ressources propres, et moderniser les mécanismes de financement de l'économie par le secteur privé national et international.

L'approfondissement des mécanismes d'intermédiation financière et des instruments de politique monétaire s’avère plus urgent. Les modèles monétaires de certaines sous-régions africaines, comme l'Afrique de l'Ouest, sont remis en question par les populations.

La crise sanitaire offre à l'Afrique l'opportunité d'asseoir ses stratégies de financement sur des bases plus durables. La Conférence 2021 sera l'occasion d’approfondir cette réflexion.