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Liliane Alapini, conseiller technique à l'économie, ministère du développement de l'analyse économique et de la prospective du Bénin

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Liliane Alapini, conseiller technique à l'économie, ministère du développement de l'analyse économique et de la prospective du Bénin

Ces travaux de la Conférence économique africaine (CEA) sont édifiants et contribuent à faire prendre conscience que l’Afrique est effectivement en phase de transformation pour son intégration régionale. Le continent a accompli des progrès dans la transformation structurelle, en raison de la croissance récente. La classe moyenne en plein essor a créé de nouveaux marchés pour les biens et services. Les investisseurs désirant profiter de ces nouveaux marchés en Afrique sont susceptibles de trouver plus d'opportunités d'affaires qu’auparavant, étant donné que les gouvernements africains s’efforcent de réduire les coûts de transaction. En plus des marchés de consommation en croissance, les pays africains font la découverte de nouvelles ressources naturelles supplémentaires. Si ces ressources sont bien gérées, cela pourrait aider à stimuler la croissance économique et le développement de la région, et améliorer la vie de millions de personnes. Mais il reste encore beaucoup à faire et le leadership doit en prendre conscience. En outre, le problème de l’emploi des jeunes en Afrique est un symptôme de l’absence de changement structurel. D’autres défis ,également, sont à relever.Il s’agit d’une part du renforcement de l’infrastructure structurante,  l’investissement dans des projets de routes, de ports d'aéroports et d’énergie inclusifs. D’autre part, il faut s’atteler davantage au développement du secteur privé et à l’exploitation du boom des ressources naturelles. Enfin, nous devrons accentuer  l’exploitation du potentiel des TIC et de la téléphonie mobile.  

Pour le sujet qui nous concerne, le discours d’ouverture du président de la BAD, Donald Kaberuka a incontestablement cerné les jalons d’une intégration continentale. Appuyé éloquemment par des images, des chiffres et des statistiques la BAD appelle à l’éveil des consciences. Les chercheurs, décideurs politiques, organisations de la société civile et du secteur privé présents à cette conférence économique à Johannesburg doivent s’approprier cette question d’intégration. Et en parlant de leadership, est intéressant d’entendre dire par le panel de haut niveau comprenant la présidente de la commission de l’Union africaine, le président de la BAD, le secrétaire exécutif de l’UNECA et le ministre Sud-Africain des finances, que «l’intégration régionale de l’Afrique est l’Affaire de tous. Et que chacun doit contribuer à projeter une meilleure image du continent, en vue de développer une cohésion sociale entre les pays africains».

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